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Contact : Cristobal Pazmino : Tél. 06 71 50 83 55


Un festival de guitare qui tient ses promesses


Vendredi, Thibault Cauvin a charmé le public du Minotaure. La veille, les festivaliers avaient également chaviré notamment pour Bolivar Sarmiento.

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Thibault Cauvin a emmené en musique, le public du Minotaure à la découverte de nombreuses villes vendredi.


Lors de cette édition 2019 du festival de guitare de Vendôme, qui s’est terminé samedi soir, l’un des moments forts aura été le passage sur scène de Thibault Cauvin. Vendredi, il a succédé à la chanteuse de flamenco Rocio Ojuelos au Minotaure. En voilà un qui n’a pas usurpé son surnom de Petit Prince. Il a livré une interprétation élégante et habitée des morceaux de son dernier album intitulé Cities. L’occasion pour le public, de voyager en musique. Et donc notamment, de goûter au romantisme enivrant des rues de Buenos Aires grâce à une composition d’Astor Piazzolla… ou encore à la folie entêtante des milieux underground de Berlin avec un air écrit par Jordan Cauvin, frère du guitariste…

Parmi le public, Jacques, 70 ans, Vendômois amateur de guitare, a trouvé « extraordinaire » la performance de Thibault Cauvin. Mais l’homme a tenu à souligner aussi « la virtuosité » du guitariste équatorien Bolivar Sarmiento, présent la veille. Cristobal Pazmino, directeur artistique du festival, confirme : « Le concert de Bolivar Sarmiento est le meilleur que j’ai pu voir en 22 éditions… Les gens ne s’attendaient pas à ce jeu de guitare et à cette voix. »

Nouvelle République - 07 juillet 2019


Festival de guitare : une édition réussie


Samedi soir, The Rabeats ont enflammé le théâtre du Minotaure. Le groupe qui jouait à guichet fermé a conclu en beauté un festival d’un bon cru.

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« Clap your hands! », le show des Rabeats est rodé jusqu’aux injonctions au public, toutes faites en anglais.


Les spectateurs n’auront guère eu le temps de s’enfoncer confortablement dans leur fauteuil, samedi soir, au Minotaure. Costumes noirs cintrés, perruques impeccables, accents anglais travaillés, les Rabeats les incitaient dès les premiers morceaux à se lever pour un premier « Can’t buy me love ».

Et puis le rideau s’est baissé,«aur evoir!»,déjà le public se laissait prendre au jeu de la fièvre des Fab Four après que les Rabeats rappelaient qu’ils venaient de jouer le concert des Beatles au Palais des sports en 1965. Les Vendômois n’ont cependant pas eu à siffler longtemps pour voir le groupe revenir et au réflexe pavlovien qui veut que chaque chanson du groupe anglais donne une subite envie de se déhancher s’est ajoutée l’énergie du groupe « tribute » qui n’a guère ménagé son énergie.

Et les reprises unanimes de « Yesterday » à « Hey Jude » ont alterné avec des moments de simple communion collective où le public, debout et les mains en l’air, reprenait avec une joie d’ados retrouvée les tubes tels que « Come together » ou l’enchaînement de « Back in USSR » et « Let it be » qui n’a donné l’envie à personne de se rasseoir.

Une belle édition

Un concert joyeux où les sourires étaient de rigueur, aussi pour les organisateurs.«C’est une récompense de voir la salle complète alors que lorsqu’on programme des groupes, il y a toujours l’inquiétude de savoir si cela va plaire », expliquait Cristobal Pazmino, le directeur artistique du festival.

Les propositions faites au fil de la semaine ont su emporter l’adhésion. « On a même durant les concerts en semaine accueilli plus de monde au théâtre que la chapelle n’aurait pu en accueillir », se satisfaisait- il. « On a eu un public très attentif et une excellente cohésion dans l’équipe bénévole », constatait aussi Anne Soret, présidente de Guitares au gré du Loir. Ce festival se clôt donc sur l’assurance d’une 20e édition « sauf catastrophe. » On souhaite que tout se déroule selon le plan des organisateurs.

Aziliz Le Berre - Nouvelle République 27 juillet 2015